ŒIL –
Compte-Rendu de la rencontre avec Patrick LAUPIN, le 31 octobre 2005
50 personnes présentes à la Maison des Ecritures
J. Charmatz rappelle la nouvelle activité Eclats de lire pour faire connaître les écrivains de la Région-
Rhône-Alpes.
Trois auteurs sont au programme de cette année, Patrick Laupin (sur Stéphane Mallarmé), Bernard
Hoepffner (sur James Joyce) et Lyonel Bourg pour son livre « Montagne noire »
Les lectures ont lieu les lundis 31 octobre, ce lundi donc, 6 février 2006 et 3 avril 2006 à 19 heures à la
Maison des Ecritures
Patrick Laupin fut élève et étudiant ici à Chambéry, au Lycée Monge et au Lycée Vaugelas. Il vient de
sortir un livre sur Stéphane Mallarmé, édité par Seghers.
J. C lit un extrait d’un livre de Patrick Laupin « le Sentiment d’être seul » paru aux éditions de l’Aube.
Patrick Laupin
On a fait de Mallarmé un homme désincarné. Il est né en 1842 et il mort en 1898. par un spasme de la
glotte. La nuit de sa mort, M. a demandé à sa femme et à sa fille qu’elles brûlent son grand Oeuvre. Il
n’avait quasiment rien publié de son vivant.
M. disait que la littérature était un « tout » humain. Il a travaillé sur les bases lexicales et phoniques, la
langue telle qu’on la comprend, qui est au cœur du langage. Il s’est mis humblement au service de la recréation,
de ce trésor qui nous est confié à la naissance et qu’on brade. Il disait « on nous donne un trésor
et vous en faites de la camelote ».
Je lis M. depuis plus de 30 ans, j’ai voulu lui rendre hommage en écrivant un livre concis, espacé,
documenté. On dit quelques fois que c’est un auteur difficile. M. n’a pas voulu écrire des livres qu’on
comprenne, mais des livres qu’on écoute.
Il disait à Claudel, « Je ne me place pas devant le monde pour faire des cathédrales prosodiques et
comprendre le monde, je me place devant le monde et j’essaie de percevoir ce qu’il cherche à me dire »-
Il était un merveilleux lecteur de Shakespeare et de Thomas de Quincey. Il cite ce dernier : « Au moment
de l’enterrement de quelqu’un, tout le monde est en deuil et …une charrette passe, grince, il y a un
mouvement évasif : c’est à ce moment-là que reflue l’infernal, la véritable conscience arrive, inopportune,
par inadvertance, fortuite. »
M. fut professeur d’anglais toute sa vie. Il ne se met à son grand œuvre qu’en 1890. Verlaine le nomme
dans les « Poètes maudits ».
La veille de sa mort, il sent qu’il étouffe. Il dit à sa femme « qu’il existait un livre, que sa vie était faite pour
aboutir à ce livre, mais pas pour ajouter un livre supplémentaire à l’humanité, pour recréer la force qui est à
l’ origine de tous les livres en chacun d’entre nous. »
Le puissant créateur de génie n’existe pas : il y a une égalité spirituelle pour M. comme pour Montaigne,
Shakespeare, Faulkner, V. Woolf…
Il y a bien sûr des œuvres d’art, mais il y a une racine captée à l’intérieur du corps qui existe d’une
certaine façon et que chaque être humain doit restituer comme particule élémentaire de l’origine. M. est
sur cette idée-là quand il dit : « brûlez tout ».
Ce qui ferme l’ouverture de la lecture du livre en nous-mêmes, c’est notre propre surdité. Il est
difficile est de ne pas sursaturer les espaces avec le sens. Il faut être dans ce que M. appelait « un sens de
suspens vibratoire et prolongé ».
Quand, la nuit de sa mort, il dit « brûlez tout » c’est par désespoir : il voulait révolutionner la lecture et
rendre chaque être humain contemporain de sa génération.
Sa femme et sa fille ont « presque » tout brûlé. D’après le témoignage de Valéry, qui était à ses côtés la
veille de sa mort, il avait des armoires pleines. Je l’ai évalué entre 10 et 15000 pages. Il reste quand même
12volumes de correspondances !
De ce « presque » ont surnagé en un siècle, peu à peu, des cahiers et des fragments, notamment ce qu’on
appelle « Le tombeau d’Anatole », son fils mort à 7 ans. C’est un livre de prières et de conjurations pour
accompagner son petit garçon dans la mort.
Sont apparus ainsi les « Notes sur le théâtre », et les grands textes d’« Igitur ». « Igitur » …c’est le
« donc » de la Genèse ( et de Descartes) « Je pense, donc je suis ».
M. fait descendre Igitur sur les rampes d’escalier et accomplir le devoir que ses ancêtres n’ont pas
accompli, c'est-à-dire lire le livre que les parents n’ont pas su lire, le livre de leur terreur intérieure.
Il dit : « il prend sur lui, petit enfant, la détresse que sa mère n’avait pas eu d’elle ». Il doit avaler le poison
(contenu dans une fiole, anagramme de « folie ») qu’ils n’ont pas avalé parce qu’ils n’ont pas su lire.
Il fait descendre Igitur jusqu’à l’inanité de la parole, jusqu’au moment où la parole meurtrit parce
qu’elle ne parle plus.
C’est à ce moment (il a 20 ans) qu’il écrit ces deux chefs d’œuvre de la littérature française que sont
« l’Après-midi d’un faune » et « les Noces d’Hérodiade ».
« Maître, j’ai mis le Faune en musique », lui dit Debussy, qu’il admirait. Mallarmé : « Tiens, il me semblait
l’avoir fait ! ». M. aimait beaucoup Debussy, il a écrit un grand texte « la Musique et les Lettres ».
« Le Faune » est refusé partout, M. se fait insulter par tout le monde ; il aggrave son cas avec « les Noces
d’Hérodiade » qu’il va travailler jusqu’à sa mort. Lien très important avec les fragments posthumes.
On connaît l’histoire : Salomé est la fille d’Hérode et d’Hérodiade qui vit avec Hérode, le prince et
monarque romain et elle demande la tête de saint Jean.
Ses « Noces d’ Hérodiade » sont celles du saint avec la vierge, avec une vierge à la fois brûlante de désir et
froide, chaste, frigide, qui cherche à convertir un saint. Elle dit : « … je marche dans le règne d’un âge
isolé ». ou « …arrête ton geste qui est un crime, ne me touche pas ».
Rapport chez M. entre la pensée, la théorie, et le corps de sa création ; subversion de sa création
poétique : « sait-on ce que c’est qu’écrire, cette ancienne et vague pratique dont gît le sens au cœur de
chacun, qui l’accomplit intégralement se retranche »
« Ecrire, cette sommation au monde de paraître en tant qu’il s’égale à de riches postulats chiffrés ».
« Un à un, nos orgueils ressuscitent dans leur antériorité et voir si nous sommes bien là où nous devons
être ».
« Permettez, demeure un doute… devant le papier blême de sa loi de tant d’audace, il y aurait du prix à
presque suicide ».
Valéry (comme Rimbaud) : « Mallarmé est capable d’écrire exactement comme il pense. »
Avec son Hérodiade, M. combat trente ans avec le corps aphrodite de cette femme. Il découvre, comme
Flaubert avec Madame Bovary, que c’est le féminin en lui : sa sœur, qu’il a adorée, est morte toute petite
et sa mère est morte quand il avait cinq ans.
Il forge une théorie de la bisexualité :« dans la réalité psychique de notre être l’un se fait vierge du sexe de
l’autre ».
Il va chercher à pacifier ce dilemme et essayer d’écouter : « écouter, c’est toujours une déchirure de nos
fibres, mais c’est en cet écart entre la chose perçue et le mot que réside notre invention ».
Il y a ici un vide qui ne le comble pas. A la fin de sa vie quand il découvre que Hérodiade c’est la féminité
en lui, le continent originaire s’ouvre.
C’est un cadeau fait à la langue française. M. parle là « de l’affreux hymen de l’enfance avec le génie,
l’affreux hymen de l’enfance avec la folie, l’affreux hymen de l’enfance, du génie et d’une agonie ».
Je me bats (avec Artaud, Proust, Valéry, Blanchot…) contre ceux qui disent :« c’est forme sans contenu».
M. leur répond : « le mystère est en celui qui écoute ».
« le Livre de Mallarmé » que Jacques Scherer a publié est constitué de fragments que Paul Valéry a
ramassé le lendemain de la mort du poète. En 1920, le Dr. Beugniot qui a épousé la fille de Mallarmé
avait publié des fragments d’« Igitur » trouvés de la même façon.
Je l’ai lu très jeune. Il y a un enfant qui se déplace sur un chemin, mais comment se déplace-t -il ? avec
ses petites jambes. J’ai souvent fait travailler là-dessus des enfants qui sont au bord de la parole :
comment un bébé se détache-t-il du corps de sa maman ? avec ses petites jambes. Et il faut qu’il soit
humanisé dans le vide qui sépare, il y entend l’appel et il va jusqu’à l’endroit où il pourrait ramper, être
atterré. Sur le coup de la violence de cette parole, voyez, il s’éloigne et il recrée le lien.
Question: » Mallarmé souhaitait qu’on l’écoute, mais il était très peu lu car peu publié. Que pensait-il du
problème d’édition, de diffusion de son œuvre « ?
P.L. C’est une question immense. En 1893 il a publié « Vers et Prose ». Et alors il dit « ce petit recueil peut
suffire au public pour inciter chez lui la curiosité d’ouvrages luxueux, complets », Il s’est vendu à 40000
exemplaires, mais je ne suis pas sûr, il faut que je redemande, parce que le reste de Mallarmé ne se
vendait pas. Et dans « Vers et Prose » il inclut ses traductions d’Edgar Poe.
Il y a trois périodes dans son œuvre :
Au début il est Baudelairien : de 1855 à 1867 environ, il écrit ses merveilleux poèmes : « Les Fenêtres,
l’Azur, Les Fleurs »
Puis pendant 15 ans il n’écrit plus un poème, et Anatole meurt. Il écrit alors son bel ouvrage de
philologie : « Les Mots Anglais ». pour apprendre l’anglais aux enfants. C’est une extraordinaire
réflexion sur les langues mortes, les vivantes, sur la guerre entre les mots et sur la brutalité du servage
dans la langue. Vers la fin de sa vie, il veut créer un théâtre pour lire des textes, il voulait que la lecture
ressuscite la création en chacun, dans le corps, la voix.
De 1884 à 1898, M. revient à la poésie avec les poèmes, dits hermétiques et obscurs, «le Vierge, le vivace et
le bel aujourd’hui ».
P.L. lit un passage sur Jules Renard.
« Le vierge, le vivace, victorieusement fuit….. » On (les critiques) s’est ingénié à les tirer au clair « alors
qu’ils n’ont jamais été écrits pour être compris, mais pour être entendus ». pour qu’il y ait un roulement
égal au latin, à la liturgie, pour réveiller le faste en chacun.
Quand dans « la Chevelure »(on pense à Baudelaire bien sûr) on lit : « mon doute se met de rubis et d’or »,
il suffit d’entendre les nasales. Les critiques attribuent une obscurité présumée parce qu’ils écrivent le
nez penché sur leurs livres. Jules Renard a justement dit « Mallarmé est intraduisible, même en français »
Valéry a posé la question « qu’est-ce que c’est cette obstination, pourquoi Mallarmé a voulu recréer le Livre
en chacun ? »
Peut-être s’est-il égaré, mené un combat contre le néant, vu que nous étions mortels et essayé de
rencontrer humblement son prochain, vraiment poser la question de la lecture, en cédant l’initiative au
rythme, comme Rimbaud.
Il a voulu réformer radicalement la philosophie à partir de là, en faire quelque chose de primitif et
d’instinctif, en finir avec la suprématie du logos, en finir avec les littératures causales.
Il voulait, avec Verhaeren, avec ses amis, qu’il y ait beaucoup de lecteurs : il a réfléchit à quelque chose
comme le livre de poche.
C’est émouvant de penser que d’une certaine façon il a abrogé une partie de son œuvre parce qu’il a
voulu rendre à l’humanité une partie du don qu’elle lui rendait.
Question: « Mallarmé a dit que chacun d’entre nous est poète…mais j’ai l’impression que l’éducation tue
ce don naturel de la poésie chez les enfants. Quelle est votre expérience ?
P.L. Je suis très touché par ce que vous dites ; j’ai fait un livre, quand j’étais instituteur, qui s’appelle « le
Courage des oiseaux », sur un travail avec des enfants perdus dans la langue. Il arrive que des enfants
faisant un pas devant l’autre, tombent dans un gouffre innommé ; c’est l’enfant qui est perdu dans la
langue. Ensuite on dit que se développent des symptômes d’imbécillité, d’idiotie, mais ceux qui disent cela
sont des passionnés d’ignorance.
Je pense que cette question, ontologiquement, est au cœur des enfants. Il y a deux mois une gosse de huit
ans, m’a dit : « la joie ce n’est pas quelque chose qui arrive, c’est la monotonie de la vie qui s’en va, comme
un fleuve coule les navires, comme un arbre pillé de toutes ses feuilles, et pour un instant la bonté nous
envahit ».
Mallarmé a dit « il y a un enfant qui est enfermé dans certains mots ».
Je fais souvent travailler les enfants sur cet écart.
Mallarmé a aussi écrit des « nursery rimes » pour amener les enfants à l’anglais par la poésie
Comme chez Baudelaire, comme chez tout grand poète, ce qui compte dans les mots chez M., c’est le
silence, c’est la capacité de se taire, les arches coniques sont franchies et habitées par le silence, comme
une sorte de prière. C’est un peu mystique.
Je comprends que Kafka aussi ait demandé de tout brûler. Il y a une telle part de silence dans les grands
textes. C’est ce qui manque souvent dans de très nombreux livres « de reportage », comme disait
Mallarmé. Il ajoutait : « ça fait bouffer la barbarie ».
M. : « une qualité merveilleuse pour lire « c’est de lire comme si c’étaitr la première fois ».
Chez lui il y a « ce surgir de la première fois » que chacun se module selon son rythme initial « … pourvu
qu’il se risque avec son ouïe ».
Question:
Quel est ce mystère « de celui qui écoute » ?
P.L. C’est ce qu’il a appelé le Livre. Il a voulu un cérémonial laïque, car il est définitivement athée, il a
combattu contre Dieu. il veut faire un cérémonial parce qu’il parle « de la noire plate-forme égalitaire » :
il voit le moment où l’on va donner la liberté à tout le monde, comme Baudelaire, mais personne ne
pourra la revendiquer comme étant « la révolution à l’intérieur d’un corps » commettant une subversion
latente.
Il a vraiment cru que la pensée appartenait à tous et qu’il fallait, comme l’a dit Héraclite, se souvenir
aussi de celui qui avait oublié où mène le chemin.
Il avait vraiment voulu faire un lieu où des gens viendraient lire des textes, quand il dit « la parole est
dans celui qui écoute le mystère ».
Faulkner qui est un grand lecteur de Mallarmé répond à cela. En 1929 Faulkner écrit trois chefs d’œuvre
successivement : « Tandis que j’agonise », « le Bruit et la fureur », « Sanctuaire ».
Faulkner : « je me suis approché de cela comme de la dynamite ou comme un homme s’approche avec
circonspection d’une femme » « j’ai écrit ces trois livres et je m’en suis approché comme des orages, des
arrière orages d’été dans un ciel à retardement, ces répercussions à retardement. »
C’est ce que Proust va écrire dans les « Intermittences du cœur ». Dans les « Jeunes filles en fleur » il
s’aperçoit qu’il était là mais pas présent quand sa grand-mère est morte : il se rappelle quand elle lui
laçait ses chaussures, alors tout l’innommé chute en vrac à l’intérieur de lui et il réplique par l’écrit.
M. ne se met pas à la place de quelqu’un, il met quelque chose et il laisse faire la lecture et l’écriture.
Faulkner dit : « J’avais lu Conrad, j’avais lu Melville, j’avais lu Shakespeare , j’avais lu l’Ancien
Testament, et j’avais un peu vécu ». Et il ajoute : « quand j’ai écrit ces trois livres, j’ai su exactement ce que
j’avais lu et ce que j’avais vécu. »
C’est une expérience que nous avons tous à faire, et c’est ce que Mallarmé appelle « authentifier une
justesse qui soit une justice ».
Il dit quelque chose de très compliqué et à la fois très simple
« L’un montre au dehors ce que l’autre tient caché en dedans ».
Arthaud a lu Mallarmé, sans lui nous n’aurions pas le livre extraordinaire qu’est « Le théâtre et son
double » Arthaud l’a reconnu.
Question : Pourquoi l’anglais ?
P.L. Dans l’autobiographie « Lettre à Verlaine » (1885),M. dit « il n’y avait pas, vous le savez, pour un
poète à vivre de son art, même en l’abaissant de plusieurs crans quand je suis entré dans la vie. Et je ne l’ai
jamais regretté, ayant appris l’anglais simplement pour mieux lire Poe (il a traduit les poèmes en prose et
c’est franchement génial) je suis parti à 20 ans en Angleterre afin de fuir principalement, mais aussi pour
parler la langue et l’enseigner dans un coin tranquille et sans autre gagne-pain obligé, je m’étais marié et
cela pressait.
Aujourd’hui, voilà plus de 20 ans et malgré la perte de tant d’heures, je crois avec tristesse que j’ai bien fait.
(1885, il lui reste 13 ans à vivre) C’est qu’à part les morceaux de prose et les vers de ma jeunesse et la suite
qui faisait écho, publié un peu partout, chaque fois que paraissait le premier numéro d’une revue littéraire,
j’ai toujours rêvé tenter autre chose…avec une patience d’alchimiste, prêt à y sacrifier toute vanité, toute
satisfaction comme on brûlait jadis son mobilier et les poutres de son toit pour alimenter le fourneau du
grand homme. Quoi, c’est difficile à dire, un livre tout bonnement, un livre en maints tomes, un livre qui soit
un livre, architectural et prémédité et non un recueil des inspirations de hasard, fussent-elles merveilleuses.
L’explication, au fil de la terre, qui est le seul devoir du poète est le joli terrain par excellence car le rythme
même du livre…….etc. »
Une voix: l’importance du rythme fait penser à Meschonnic.
P.L : j’aime beaucoup Meschonnic et vous savez que Mallarmé dit « dès qu’il y a vers, il y a rythme ». Et
c’est quoi, Rimbaud, par exemple, les Illuminations ? ce sont des poèmes en prose et Mallarmé se forge à
la fin de sa vie une sorte d’arme de guerre qui devient tout simplement le poème critique , qui est à la fois
un corps rythmique, prosodique et philosophique. Mais c’est le rythme tout le temps.
Question : J’aimerais savoir ce qui s est passé la nuit où elles ont brûlé les documents.
P.L : On ne sait pas grand-chose, sa fille Geneviève n’en parle pas. Mallarmé avait dit :
« oui vous verrez j’ai mené une grande bataille de l’esprit, mais après le combat du corps, du cœur, nous
ferons un grand trou et nous brûlerons tout ce papier », etc..
Mais c’est quand il pense encore arriver à faire une grande œuvre polyphonique, merveilleuse.
Patrick Laupin lit des extraits de son livre………
« Le petit Vannier », « L’Ouvrier allemand », « Les Chômeurs »,
« Sérénité des vaincus », « le Grand Rhône » (en hommage à son frère décédé).
Applaudissements.

(compte-rendu fait par Elfriede Gayan)